Prix de littérature de l’Union européenne

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Auteurs primés

Dulce Maria Cardoso, Portugal

A propos de l'auteur:

Dulce Maria Cardoso est née en 1964 à Tras-os Montes, dans le même lit dans lequel sa mère et sa grand-mère sont nées. Elle regrette de ne pas avoir de souvenirs de son voyage à Vera Cruz jusqu’en Angola. De son enfance elle se souvient de l’arbre de mangues dans le jardin, de la mer et de l’espace entre les deux qui a formé son âme. Elle est revenue au Portugal en 1975. Elle a  ensuite obtenu son diplôme de droit à l’Université de Droit de Lisbonne ; elle a écrit des scénarios et a passé quelque temps avec « l’inutilité ». Dulce a aussi écrit des nouvelles. Elle a sa croyance, une famille et un tas d’amis. Elle continue à écrire et à apprécier « l’inutilité ». Elle vit à Lisbonne. Son premier roman Campo de Sangue paru en 2002, écrit avec le soutien du fonds de création littéraire du Ministère portugais de la culture, a reçu le Grand Prix «  Acontece de Romance ».

Editeur:

Literarische Agentur Mertin - inh. Nicole Witt
Taunusstrasse 38
d - 60329 Frankfurt Am Main
Tel: 49 (0)69 - 27 10 89 66
Fax: 49 (0)69 - 27 10 89 67
info@mertin-litag.de

Petra Masky -  p.masky@mertin-litag.de

Agent / Directeur des droits:

Nicole Witt
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http://www.mertin-litag.de/

Droits étrangers:

Livre primé:

Os Meus Sentimentos (Les Anges, Violeta)

Synopsis:

La nuit de l’accident. Une goutte d’eau pend d’un morceau de verre qui refuse de tomber. C’est un instant qui dure une éternité.

Reflétée dans la goutte, Violeta plonge dans cette éternité et pense à ce qu’aurait pu être le dernier jour de sa vie. Elle examine sa vie et ce en quoi elle consiste: les parents, la fille, l’enfant, le bâtard. Elle ressent l’urgence de la vie qui continue à passer indifféremment comme la route sur laquelle elle vient de déraper au cours de l’accident. Dans sa position instable, la tête à l’envers, immobilisée  par sa ceinture de sécurité, il semble que tout apparaît défait. En perdant l’obscurité que la vie de tous les jours nous offre, Violeta plonge dans son passé, une spirale hallucinante de transparences et échos.

Violeta tourne une page  et la révolution d’avril fait irruption brandissant sa colère. Elle ouvre la porte d’une maison vide et sa mère l’appelle quand son père descend furieux dans le jardin. Un homme étouffe le désir dans son corps et la fille aux rollers glisse en face de la fille qui perd sa vie. La femme de chambre reste silencieuse, comme toujours.

Extrait:

Traduit par: Cécile Lombard

sans crier gare

je n’aurais pas dû partir, je n’aurais pas dû partir, je n’aurais pas dû partir, pendant quelque temps, quelques secondes, quelques heures, je ne suis capable de rien d’autre,

sans crier gare je m’arrête

la position dans laquelle je me trouve, la tête en bas, suspendue par la ceinture de sécurité, ne me dérange pas, mon corps, bizarrement, ne me pèse pas, le choc a dû être violent, je ne me souviens pas, j’ai ouvert les yeux et j’étais comme ça, la tête en bas, les bras qui cognent contre le plafond, les jambes ballantes, la gaucherie d’une poupée de chiffon, les yeux posés, indolents, sur une goutte d’eau arrêtée sur un morceau de vitre vertical, je n’arrive pas à identifier les bruits que j’entends, je recommence, je n’aurais pas dû partir, je n’aurais pas dû partir,

elles sont tellement assommantes les rengaines

pendant quelque temps, quelques secondes, quelques heures, je ne suis capable de rien d’autre, je n’ai pas dû tomber loin de l’autoroute, la pluie claque sur le métal de la voiture, les roues tournent à vide, cri-cri, cri-cri, des grillons, non, ça ne peut pas être des grillons, tic-tac, les quatre clignotants, dans la goutte d’eau, c’est seulement mes yeux qui n’arrivent pas à se détourner, c’est seulement mes yeux, ma voiture renversée dans un terrain vague, mon sac de voyage accroché dans un arbuste, les boites de cires, les cadeaux pour les clientes et mon cahier de comptes éparpillés dans la boue, une chaussure dans une flaque un peu plus loin, les phares sont restés allumés, la pluie, des fils de vers-luisants qui volètent jusqu’à tomber morts, cri-cri, ça ne peut pas être des grillons, partout des petits bouts de verre très brillants, des cristaux qui mettent la nuit en fuite.

Plus d'informations sur l'auteur avec extrait en v.o. et EN ou FR (PDF)

Dans les médias:

"Loin du folklore,… d‘une grande originalité narrative, ce deuxième roman époustouflant de Dulce Maria Cardoso invite d‘abord à un dépaysement littéraire à l‘avant-garde des lettres portugaises."
Lire

"Elle écrit comme un artisan travaille la matière : ciselage, polissage, pour une oeuvre d‘un seul tenant, pleine de reliefs et de reflets ; l‘intensité avec laquelle elle renvoie les lumières et les sons de la vie restera parmi celles qui nous marquent durablement."
Le Matricule des Anges

Autres travaux:

Campo de sangue (Field of Blood), 2002

Colecção: Finisterra - Autores Contemporâneos de Língua Portuguesa Nº págs.: 306 ISBN: 9789724128207

Até Nós, 2008

Colecção: Finisterra - Autores Contemporâneos de Língua Portuguesa Nº págs.: 144 ISBN: 978-989-23-0068-9

O chão dos pardais (Sparrow Ground), 2009

Colecção: Autores Portugueses

Nº págs.: 224

ISBN: 9789892306544

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