Prix de littérature de l’Union européenne

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Auteurs primés

Noémi Szécsi, Hongrie

A propos de l'auteur:

Noemi Scezi (née en 1976) est écrivaine et traductrice. Elle a reçu son diplôme de langue anglaise et finlandaise à Budapest et a étudié l’anthropologie culturelle à Helsinki. Elle a publié son premier roman Finno-Ugrian vampire en 2002 qui a ensuite été réimprimé en 2003 vu son succès. Le scénario tiré du roman a fait partie de la dernière sélection de l’atelier du Sundance Institute. En sus d’être un roman historique et une saga familiale, Le Communiste Monte Cristo, publié en 2006, est aussi une interprétation artistique de l’histoire de l’idée communiste en Hongrie et fait suite à une recherche élaborée.

Editeur:

Tericum

Droits étrangers:

Contact de l'auteur:

http://www.szecsinoemi.hu/english

Livre primé:

Kommunista Monte Cristo (Communist Monte Cristo)

Synopsis:

C’est la fin de juillet en 1919. Sanyi, un beau boucher végétarien et fonctionnaire assistant du Parti Communiste part pour Vienne pour mener à bien une mission secrète. Il a le destin de la révolution prolétaire entre ses mains. Mais la révolution va bientôt échouer et à partir de ce moment-là son activité devient illégale. La suite de changements dramatiques met en place une comédie remplie de déguisements bizarres et de fausses identités.

Mais menteur aujourd’hui, menteur toujours. Après la faillite de la révolution prolétaire, Sanyi se retrouve sans rien, à part sa syphilis. Pourtant il commence une nouvelle vie avec une femme, une fille et deux fils tout en cachant son passé communiste, même à sa famille. Malgré toutes les différences au sein de cette famille de droite, en 1945, le seul but de Sanyi est de les garder en vie.

En traversant avec précaution au travers de la vie politique il réussit à survivre aux décennies tragiques de l’histoire hongroise jusqu’en 1956. Bien que, après 40 ans de dévouement à l’idéal communiste, il commence à avoir des doutes et pour de bonnes raisons.

Le roman inverse l’histoire originale de Monte Cristo puisque l’auteur ne parle pas de vengeance mais de stupidité politique.

Extrait:

Translated by David Robert Evans


My great-grandfather set off for Vienna in 1919, on a day in late July. In his right hand he held a paper suitcase full of diadems, tiaras, clover-shaped earrings; in his left, a walking-stick. In his heart, dread. In his heart, love. Damp with sweat, his shirt clung to an athletic upper body; he would not have undone a single button, lest he reveal the upper parts of the letters of the word tattooed on his chest: ‘Gesamtkunstwerk’. ‘Gesamtkunstwerk’: all in long, slender, curving letters. Even the tattoo artist – a relatively well-read proletarian who had served for a decade on the British freight steamer Queen of Russia – had said that this was utter nonsense, grand art was over, even Klimt was dead, as he had read in Tolnai’s World News. But what could be done? My great-grandfather had seen it somewhere and liked it. By that stage of alcohol poisoning, it had seemed a provocative and sophisticated idea. It goes without saying that this occurred before the second glorious March, before alcohol prohibition struck, when an entire political party announced that Hungarian must fermentation was to be stopped. For sustained sobriety rather eroded the gleaming ideal. This notwithstanding, from here on my great-grandfather went around the place as if he had the name of a dead sweetheart burned into his skin. ‘He should have had it tattooed on his forehead,’ my father had often said with regret. ‘Then at least there would be a photo of it.’ For, sadly, no one from the family ever saw the tattoo: after 1919, my great-grandfather would not show himself even before the Lord without having at least a vest on. And on that July day he merely adjusted his tie – with one hand, as he didn’t dare put the paper suitcase down. He thought, at least I think he thought, that he was holding the cause of the proletarian revolution in his hand. The lost cause of the proletarian revolution, but no one would dare say that in the Soviet House as they measured out twenty kilos of earrings into the suitcase.

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