Prix de littérature de l’Union européenne

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Auteurs primés

Peter Terrin, Belgique

A propos de l'auteur:

Peter Terrin (né en 1968) représente une voix unique dans la littérature néerlandophone contemporaine et évoque  des thèmes universels tout en étant  très précis. Il a été décrit comme “maître du détail menaçant” et est considéré par les critiques, comme un  auteur littéraire non-conformiste, un écrivain classique en dehors des sentiers battus, un excellent styliste. Il a aussi écrit pour le théâtre et travaille également  comme chroniqueur. Terrin a été nominé pour plusieurs prix littéraires, entre autres les Prix de Littérature AKO et Libris. Pour le roman « De bijeneters » il a reçu le Prix de Littérature de la Flandre Occidentale. Les droits pour le film tiré du roman « Blanco » ont été vendus à CCCP à Bruxelles et le film a été sélectionné pour le marché des coproductions du Festival international du film de Berlin de 2008.

Editeur:

Publishing House / Rightsholder: De Bezige Bij (Marijke Nagtegaal)

https://www.debezigebij.nl/

info@debezigebij.nl

Droits étrangers:

Livre primé:

De bewaker (The Guard)

Synopsis:

Dans De Bewaeker (Le Garde), Terrin propose  une allégorie  de la société du 21ème siècle qui fascine le lecteur, tout au long des 200 pages du récit. Ecrit dans un style sérieux, le livre dévoile peu à peu un aperçu d’une guerre des nerfs qui sous-tend  toute la narration. Harry et Michael, deux hommes très responsables, ont été employés comme gardiens d’un immeuble luxueux qu’ils doivent protéger au prix de leur vie, si nécessaire. Ils se sont installés dans le grand parking souterrain d’où ils ont une vue constante sur l’entrée. Les deux hommes s’engagent très méticuleusement dans leurs tours d’inspection respectifs. Harry et Michael ne sont pas vraiment au courant des raisons réelles de leur mission. Rapidement, ils sont complètement coupés du monde extérieur et n’ont quasiment aucun contact avec les riches et  prétentieux locataires qu’ils sont sensés “protéger”. Y a t-il une guerre a l’extérieur, se demandent-ils car les rues deviennent inhabituellement silencieuses. Même, quand une nuit, tous les résidents sauf un filent à l’anglaise, ils continuent infailliblement à exercer leurs tâches habituelles. Leurs nerfs sont tendus à un point inimaginable. Les tours d’inspection deviennent de plus en plus obsessionnels. Cette tension est reprise dans tous les détails par Michael qui enregistre chaque son, chaque odeur, chaque changement de lumière au fur et à mesure de l’évolution de l’histoire. Le Garde n’est pas seulement un roman psychologique, c’est aussi une histoire d’amour qui contient de l’émotion et une  sensualité explicite.

Extrait:

Translated by David Colmer


By breaking the silence the cyclist has confirmed it. He’s locked it down. The sound of his passing was the turning of the key. There is no one in the city except a halfwit on an old bike and two guards in a cellar. Harry was wrong. There is no last resident left in the building; after all this time we would have seen some sign of life. Everyone’s gone, everyone has fled. The city wasn’t evacuated, its inhabitants just ran for it as best they could. Harry, me and the mad cyclist have been left behind. No one informed us. Just as some people predicted, a new kind of war has arrived – conveniently referred to as the New War. A war whose very existence is subject to question, no one knowing whether it’s already raging or yet to start. Something from a futuristic novel. The weapons and the wounds they cause, the objectives and who’s set them are anybody’s guess. And that is the chief characteristic of this world war. That’s what makes everyone flee: the enemy is unknown. We’ve slipped off the organisation’s radar. After a nuclear attack on the south coast they would have come to pick us up. After a viral terrorist attack they would have done everything in their power to lift the quarantine in this crucial part of the city as soon as possible. Harry and I have been left behind. There is no one for us to protect and no concrete threat to the building. Our ongoing posting here is an administrative oversight made by a commander who’s cracked under the pressure. That’s why we no longer hear anything from the organisation – not because we’re doing such an excellent job of taking care of ourselves. That’s why the guard doesn’t show up. They’ve forgotten us.

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Dans les médias:

‘I’ll say it right away to get this much straight – The Guard is a sublime book… You could describe the book as a “Kafka-esque novel of ideas’ or a “surreal allegory” and that would be true enough, but it doesn’t sound too appealing. Hearing those powerful terms most people would feign interest and then go off and search the shelves for a more “accessible” novel. They’d be wrong, this novel has an unbelievable amount to offer, in first place a brilliantly-told story. It doesn’t get much more accessible than this.’ – Het Parool ‘The most intriguing author of his generation.’ – De Tijd ‘It’s not that Peter Terrin will become great, he is already.’ – De Morgen

Autres travaux:

Blanco, 2003

Vrouwen en kinderen eerst, 2004

De bijeneters, 2006

Prix antérieurs: