Prix de littérature de l’Union européenne

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Auteurs primés

Immanuel Mifsud, Malte

A propos de l'auteur:

Immanuel Mifsud est né à Malte en 1967 et est le plus jeune enfant d’une famille ouvrière de 8 enfants. Il est actif sur la scène littéraire maltaise depuis l’âge de 16 ans, époque à laquelle il commença à écrire de la poésie et fut le co-fondateur du groupe littéraire Versarti. Ultérieurement il fonda plusieurs groupes de théâtre et mit en scène des pièces de théâtre écrites par lui même et par d’autres écrivains connus. Il est l’un des principaux poètes et écrivains contemporains et certains de ses textes ont été traduits et publiés dans plusieurs pays européens et aux Etats Unis. Sa collection de nouvelles L-Istejjer Strambi ta’ sara Sue Sammut (Sara Sue Sammut’s Strange Stories) a reçu le Prix de Littérature National de Malte en 2002 et le livre fut ensuite  sélectionné pour le Premio Strega Europa Prize. Il a participé a des prestigieux festivals littéraires en Europe. Mifsud est professeur à l’Université de Malte ou il donne des cours de poésie Maltaise moderne et de théâtre.

Editeur:

Klabb Kotba Maltin
Triq il-Karmeltani
Sta Venera SVR 1724
Malta
Tel. +356 2149 7046
www.midseabooks.com

admin@midseabooks.com

Agent / Directeur des droits:

Stella Camilleri
stella.camilleri@gmx.com
tél: +356 79327697

Droits étrangers:

Contact de l'auteur:

http://www.immanuelmifsud.com/
https://twitter.com/immanuelmifsud
http://www.facebook.com/pages/Immanuel-Mifsud/108409219184017

Livre primé:

Fl-Isem tal-Missier (tal-iben) (In the Name of the Father (and of the Son))

Synopsis:

Au retour de l’enterrement de son père le narrateur commence à lire le journal  de soldat que celui-ci tenait pendant la Deuxième guerre mondiale. Le journal est très basique, presque impersonnel mais c’est exactement cette impersonnalité qui pousse le narrateur à réexaminer sa propre relation avec son père. Le père que le fils a connu seulement en tant qu’invalide suite à une blessure lors d’un accident de moto a essayé de convaincre ses proches qu’il était assez fort pour tout surmonter et a tenté d’élever son fils de la même façon. L’auteur redécouvre le passé de son père, ainsi que le sien pour repérer des fissures dans cette façade, pour trouver des moments de faiblesse et des traces d’émotion. C’est également pour lui l’occasion de se remémorer son  éducation et surtout la façon dont il a été élevé pour devenir un homme. L’auteur fait appel à ses souvenirs pour  éclairer sa compréhension. Non seulement le narrateur est plus âgé, ce qui l’aide à mieux comprendre les événements du passé, mais  il a aussi vécu deux importants changements qui influencent sa vision actuelle du monde : il est lui-même devenu père et est maintenant un intellectuel. Il a lu des textes que son père – ouvrier -  n’aurait jamais compris et encore moins compris que ces textes serviraient à le comprendre, lui.

Extrait:

Translated by Albert Gatt At the Addolorata


On your mother’s grave. From behind the thick, dark lenses of your glasses, I saw the tear sliding down. It shouldn’t have done that, but it did; it just popped up and slid down. You thought I hadn’t noticed anything, but I was watching you. I was always watching you, always keeping an eye on you, to see how you’d behave. Like the time I caught you with your hand behind your back, making the sign of the horns when someone – I don’t know who – commented on how well you looked, God bless you, in spite of your age, in spite of the permanent damage to your left leg, in spite of everything you’d been through. I was always on the lookout where you were concerned. And on that day, I was watching as this tear slid shamefully down, with the shame you had felt when I had once drawn your attention to another tear sliding down your cheek. On that day, I made you feel even more ashamed when, clinging to your wife’s apron reeking of garlic and onions, I announced to all and sundry that I’d just seen you cry. I didn’t know that soldiers could cry too. I thought that soldiers were made of steel. I thought their face was always stern and strong and tough. I thought it was just me who cried, just me who did things I wasn’t supposed to do. Just like that day. That day. That was the time you used to tell me that I couldn’t cry. I’m a big boy. You can’t grow up and become a man if you cry. How can a boy like you still cry? How can you still cry when you’re strong enough to tear this place apart? You can’t cry, do you understand me? You just can’t. But I do cry. And I feel ashamed when I cry. And I feel ashamed because I shouldn’t cry. And I feel even more ashamed because – do you really want to hear this? – I actually like crying. I like to feel that trickle of warm water. I like the constricted sensation in my nose, my eyes screwed shut. I like it when everything looks bleary. I like disobeying you. I like feeling scared of you because you’re scary. Because you look at me and your withering look scares me. And I quail and move away. You cry too. You cry too, soldier.

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