Prix de littérature de l’Union européenne

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Auteurs primés

Kalin Terziyski, Bulgarie

A propos de l'auteur:

Kalin Terziyski est né en 1970 à Sofia. Il étudie la médecine à l’institut médical de Sofia et travaille pendant quatre ans comme psychiatre dans le deuxième plus grand hôpital psychiatrique en Bulgarie, ‘St Ivan Rilski’. Cependant, « les  jeunes docteurs étant très mal payés, leur vie était très difficile », comme il le raconte,  il commence à écrire  des textes alternatifs et des nouvelles pour des journaux et  des magazines.
Au début de l’année 2000 il démissionne de son poste de  médecin et commence à écrire à temps plein pour la télévision et la radio ainsi  qu’une collection de nouvelles entre  2007-2010. Il participe également  à des soirées littéraires et en 2006  devint membre du club littéraire alternatif « Literatura dictatorship ». Son frère, l’écrivain Svetoslav Terziyski, est également membre de ce club. Kalin est un auteur talentueux qui fait partie de la nouvelle vague de littérature bulgare.

Editeur:

JANET 45
Bozhana Apostolova
9 Alexander Stamboliiski Blv.
PH “Janet-45”
4004 Plovdiv
Bulgaria
www.janet45.com - mail@janet45.com

Droits étrangers:

Contact de l'auteur:

http://www.facebook.com/kalin.terziyski

Livre primé:

Има ли кой да ви обича (Is there anybody to love you - short stories)

Synopsis:

L’œuvre se compose  de 16 nouvelles. Sur un ton humoristique elle nous relate la vision qu’a l’auteur des villes modernes dans lesquelles nous retrouvons des personnages plus vrais que nature. Le jeune auteur transforme  la vie en une nouvelle réalité narrative, une nouvelle philosophie. Ses histoires font allusion aux mystères de la vie dans l’espace urbain. Mais nous ne connaissons pas bien cette grande ville du livre. Elle ressemble à une ville de  conte de fées, remplie de secrets et drames. C’est une grande ville aux décors théâtraux et colorés  dans laquelle ont lieu des drames profonds et bizarres.

La nouvelle Love, par exemple,  nous plonge dans le récit d’un amour impossible qu’une professeure d’université ressent pour son étudiant – un jeune homme beau mais inabordable. Inabordable  seulement parce que les gens autour de lui le considèrent comme tel. L’histoire évolue dans un laboratoire de microbiologie où travaille la professeure. Par désespoir, cette dernière  décide d’empoisonner le jeune homme. A la fin, par un étrange revers du destin, elle apprend que le jeune homme était, lui aussi, amoureux d’elle…

Une autre histoire, « le collectionneur d’objets précieux » raconte l’histoire d’un homme pauvre qui ramasse des déchets dans les rues et  dont il est le seul à apprécier la valeur, selon lui, son regard n’étant pas encombré par des préjugés de classe.  Il découvre un petit paquet  de lettres d’amour jetées  au rebus qui deviennent un grand trésor à ses yeux.

Les nouvelles de Kalin Terziyski ont pour ambition de promouvoir  une nouvelle tradition dans la prose Bulgare : une tradition d’urbanisme humaniste et poétique.

Extrait:

Translated by Maria Boyadjieva


While I’m walking along Ivan Assen Street, together with my daughter, I’m taking a survey of the buildings. The buildings of Sofia are ugly because they are too old and their old age doesn’t dignify them but only ruins their coats. 
That’s why I’m walking, watching everything as if it’s nothing. It’s difficult to achieve, but everyone does it unconsciously every day. 
‘Maybe you want some pizza?’ 
‘M-mm, yes…,’ my daughter answers drawlingly. 
I become irritated when she looks aside, dreaming in some girlish trance of hers. She’s roving. And I’m the same. She’s watching everything as if it’s nothing, as well. 
‘But you’re going to eat it, aren’t you?’ I ask her while I’m pulling her hand. 
‘М-mm, yes…,’ then she’s watching through the invisible space again, still dreaming. 
I know perfectly well this dreaminess – when you don’t think, feel, see or hear. You are just alive; something like an easily reached, children’s Nirvana. 
We are walking towards a pavilion where pizzas are sold, I'm being careful so a car doesn’t hit us; my daughter has dropped her hand in mine and she’s slightly walking into my legs, because she just doesn’t watch where she’s going. 
And I, while I'm being careful a car doesn’t hit us, I’m thinking about childhood. I wonder whether I felt good when I was a child, whether I felt something at all, whether I was constantly experiencing this mixture of guilt and the irritation of constantly pressing duties? Of course not. Ever since I grew up I felt such things. But as a child I probably felt some childish, silly things. 
My daughter startles and pulls my hand, because a big dog passes by her. Now I’m dreaming. 
‘Where are you looking …? As if you were a baby! You’re supposed to be an adult.’ she’s pulling my hand. 
Yes, I’m an adult. That’s so sad! But it seems to me that I was sadder as a child. I pretty clearly understood that I was dependent on everything and everybody; and that all true pleasures were hidden from me – in the wardrobe, under lock and key – from a strict mamma. 
I think I grew up in order to get rid of my childhood. 
‘Daddish (who knows from where she invented this Hungarian name and titled me)…we’re here. What do you think?’ 
‘Nothing, daddy thinks nonsense.’

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