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Undinė Radzevičiūtė

Portrait of Undinė Radzevičiūtė

Undinė Radzevičiūtė est née en 1967. Elle est diplômée de l’académie des arts de Vilnius où elle a étudié l’histoire, théorie et critique d’art. Elle a travaillé pendant dix ans en tant que directrice artistique pour des agences de publicité internationales, comme Saatchi & Saatchi et Leo Burnett.
Son premier roman, publié en 2003, fut accueilli favorablement. Žuvys ir drakonai (en français, litt. : « Poissons et Dragons »), son quatrième livre, est aussi le plus long. Deux de ces précédents romans ont été traduits en russe et un troisième en estonien. Son dernier roman, 180,  est paru en 2015.

  • EUPL Year: 
    2015
  • EUPL Country: 

Winning Book

Žuvys ir drakonai (« Poissons et Dragons »)

Le titre du livre renvoie symboliquement à deux cultures : la culture chrétienne européenne et la culture chinoise traditionnelle. Deux histoires très différentes s’imbriquent ainsi l'une dans l'autre : la première raconte la vie d’un peintre jésuite de la Chine du XVIIIe siècle, la seconde se déroule essentiellement dans un vieil appartement d’une ville européenne à l’époque actuelle. L’appartement est habité par une dame âgée, sa fille et ses deux petites-filles déjà adultes, et l’une d’elles se révèle être l’auteure de la trame chinoise du livre. Le roman est imprégné de dialogues vus au travers du « prisme des principes Zen » (comme suggéré par l’auteure elle-même). Les quiproquos et la légèreté que l’on retrouve dans ce livre créent un effet comique assorti d’une pointe d’absurde. Avec son style concis et laconique, Undinė Radzevičiūtė a écrit un roman dans lequel la structure de l’histoire moderne européenne est teintée d'allusions indirectes à la culture et la mentalité de la Chine traditionnelle. Au travers de l’échec de la mission des jésuites, la narration chinoise révèle subtilement le gouffre infranchissable qui sépare les mentalités européennes chrétiennes de l’état d’esprit traditionnel chinois.

Cover of Žuvys ir drakonai

Publishing House

Address: 

Gedimino pr. 28, Vilnius, Lituanie

Phone No.: 
+370 5 240 79 06
Organisation: 
Baltos Lankos

Translation Deals

  • Croatia: Ibis Grakika
  • Estonia: Varrak
  • Germany: Residenz (title: "Fischer und Drachen")
  • Hungary: Typotex Kiado
  • Italy: Mimesis Edizioni S.R.L
  • Latvia: Apgads Mansards
  • Poland : Kolegium Europy Wschodniej
  • Spain: Fulgencio Pimentel

Excerpt

Translated by Ada Valaitis

 

Again, the commission is spending a long time doubting his horses.
Some members of the commission close one eye, and then the other.
While some stick out their pointed tongues, as if trying to lick the horses.
Some furl their bottom lip, some squint, narrowing their eyes, some puff out their cheeks.
Like eunuchs on the stage of an Imperial theatre.
The members of the commission think that the horses’ heads are too small, and that their hocks are too thin. The explanation that these are Iberian horses, and that they should look like this, does not help.
It seems that the commission doubts not only the Iberian horses, but Iberia itself.
It is convinced that only the Mongolian horse exists.
The wild Mongolian horse.
Modest, persistent, and somewhat insidious.
As insidious as a wild horse could possibly be. With short legs, and brown and white spots.
Like a cow.
And a horse’s tail must be white. Absolutely. And it must reach the ground, says the commission, while the mane should cover the eyes.
Why do they need horses that can’t see anything?
The commission also says: his horses aren’t real because they are calm, and horses are never calm.
The repeated confirmation of the notion that Iberian horses are just like this only increases the committee’s doubts.
 

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