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Carolina Schutti

Portrait of Carolina Schutti

Carolina Schutti est née en 1976 à Innsbruck, où elle habite actuellement. Elle a étudié la philologie germanique, poursuivi des études anglaises et américaines, et étudié la guitare et le chant classique. Après plusieurs années dans l'enseignement et un doctorat sur Elias Canetti, elle a enseigné à l'Université de Florence, et a obtenu un poste d'assistante de recherche à la maison de la littérature à Inn. De 2009 à 2013, elle a été membre du conseil du forum Brenner à Innsbruck, et membre du conseil fiduciaire du Brenner-Archiv.

Ses publications comprennent des essais sur des études littéraires, des critiques littéraires et d'autres textes dans des revues littéraires. Elle coordonne et modère des événements littéraires et des projets interdisciplinaires, elle travaille en tant que juré, elle donne des conférences sur la poésie et elle organise des séminaires de formation dans le domaine de la nouvelle littérature.

Schutti a reçu plusieurs prix pour son œuvre littéraire.

  • EUPL Year: 
    2015
  • EUPL Country: 

Winning Book

Einmal muss ich über weiches Gras gelaufen sein (Once I must have trodden soft grass), 2012

Le roman de Carolina Schutti est dédié aux grands-mères, comme on le découvre dès le début de ce mince volume qui nous emmène dans le monde de la narratrice – un monde triste et archaïque, sans aucune place pour l'amour, la joie ou l'innocence insouciante. Après la mort de sa mère, Maja est recueillie par sa tante qui la nourrit, l’héberge, mais qui la laisse dans l'ignorance de son passé. Elles vivent pauvrement dans un village sans nom, dans une région reculée. Toute tentative de Maja pour se rappeler de son passé ne mène nulle part. Marek, un vieil homme parlant une langue étrange et mystérieuse et vivant seul dans une maison isolée, est la seule personne qui peut permettre à Maja de se sentir chez elle et acceptée. Dans un style clair et poétique, Schutti décrit la situation des personnes déplacées et elle le fait d'une manière totalement apolitique et clairvoyante. La recherche d'identité, comme suggérée dans le titre Einmal muss ich über weiches Gras gelaufen sein, détermine la vie de la narratrice dans le reste de l'histoire. Et même si l’on apprend finalement qu'elle est du Bélarus, et en dépit du rapport du livre au passé puisqu’il est dédié aux grands-mères, le thème de ce roman contient une dimension très contemporaine, qui pourrait s’appliquer à d'innombrables régions du monde.

Cover of Einmal muss ich über weiches Gras gelaufen sein

Publishing House

Address: 

Ernest-Thun-Straße 11, Salzburg, Autriche

Email Address: 
Phone No.: 
+43-662-881974
Organisation: 
Otto Müller Verlag

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  • Italy: L'orma editore
  • Netherlands: Singel Uitgeverijen, De Geus
  • Serbia : Heliks
  • Spain: Errata Naturae Editores S. L.

Excerpt

Translated by Nick Somers

 

Chapter 2: Under the Eiderdown

 

“Don’t stand at the door,” says Maja's aunt.

 

Maja pushes herself away from the door frame and takes a step towards her aunt.

 

“Has it arrived?” asks Maja.

 

Her aunt dries her wet hands, takes her cardigan from the hook and puts it on, first the right arm, then the left – always the right arm first – before rolling the sleeves up and turning back to the sink. Maja stands to the side and watches her aunt take a dishcloth and start to dry the dishes. The delicate Sunday service, white porcelain with a light-blue pattern, the freshly dried plates and cups go undermost in the cupboard. Maja then stands on a chair and her aunt lifts four plates, Maja inserting two plates together underneath the stack in the cupboard so that all dishes get used in turn, as her aunt had taught her. The cups she can manage herself. Her aunt has already put the glasses away. Then come the knives and forks.

 

Watch out, that knife is sharp, says her aunt, as usual. Maja takes it by the handle, carefully dries the blade and, when her aunt isn’t looking, cautiously runs her finger along the knife edge before putting it in the kitchen drawer. The heavy pans are the only things she’s afraid of. She needs both hands to carry them to the table, drying first the inside and then turning them over and drying the bottoms and handles. She leaves them on the table for her aunt to hang on the hooks. The noise they make as they clang against the thick stone wall breaks the silence. Meals are eaten without talking, and when washing up care has to be taken so that nothing gets chipped. Talking is a distraction. People talk too much anyway, says her aunt. Maja hangs the dishcloth over the back of the chair to dry. Her aunt pulls down the sleeves of her cardigan and rubs her reddened hands together.

 

“Has it arrived?” asks Maja again, and her aunt looks at her briefly and shakes her head. It’s Sunday and there’s no post on Sundays and nothing will come now anyway. Easter was three weeks ago. Her aunt shoos Maja out of the kitchen, opens the small window and pulls the door closed behind her.

Other Details

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